Le bisphénol A est toxique, même à faible dose

Les effets sanitaires du bisphénol A sont avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme, selon deux rapports de l’Anses rendus publics ce mardi.

L’agence considère désormais comme un objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent. Elle lance aussi un appel à contribution pour recueillir à brève échéance, soit d’ici à fin novembre, toute donnée sur des produits de substitution et sur leur innocuité.

Lire l’article de l’Express

En Argentine, les habitants exposés à l’herbicide se plaignent de multiples affections

Voici l’un des trois articles publiés dans Le Monde du 9 août 2011 sur les méfaits du Round-Up, article qui nous livre un témoignage de la situation sanitaire en Argentine.
En Argentine, les habitants exposés à l’herbicide se plaignent de multiples affections

Cancers, leucémies, malformations foetales, avortements spontanés, infertilité, problèmes respiratoires, oculaires et dermatologiques : la liste des maladies dont se disent victimes les habitants de San Jorge est interminable.
A 600 km de Buenos Aires, avec ses 25 000 habitants, San Jorge est une coquette bourgade de Sante Fe, une des plus riches provinces agricoles de l’Argentine. Dans le quartier pauvre d’Urquiza, seule une rue en terre sépare la maison de Viviana Peralta des champs de soja où l’épandage de pesticides se fait par avion. C’est quand elle s’est rendu compte qu’Ailen, sa fille d’un an et demi, avait des crises aiguës d’asthme à chaque fois que l’avion survolait sa maison que Mme Peralta a fait le rapprochement. A l’hôpital, une pédiatre a confirmé la présence de glyphosate dans le sang d’Ailen.
Le glyphosate est le principe actif du Roundup, l’herbicide conçu et commercialisé par la compagnie américaine Monsanto, dont l’usage s’est généralisé à partir de 1997 en Argentine, pionnière en Amérique du Sud. Au contact de l’herbicide, toutes les mauvaises herbes meurent, sauf le soja RR (Roundup Ready), c’est-à-dire le soja transgénique tolérant au Roundup créé par Monsanto.
A San Jorge, les cancers ont augmenté de 30 % en dix ans. Après un épandage, les habitants racontent que leurs lèvres bleuissent, leur langue s’épaissit. Des poules meurent. Chats et chiens perdent leurs poils. Les abeilles disparaissent et les oiseaux se font rares.
Après avoir été éconduite par le maire, Viviana Peralta a pris le chemin du tribunal. Un juge l’a écoutée. Il a accepté de recevoir sa plainte ainsi que celles de 23 familles du quartier contre le gouvernement argentin, les autorités provinciales et les producteurs de soja.
Le 17 mars 2009, la justice a rendu un verdict historique en interdisant toute pulvérisation à moins de 800 m des habitations, si l’épandage se fait à l’aide de mosquitos (« moustiques »), ces tracteurs qui déploient des ailes de plusieurs mètres de long, et à moins de 1 500 m, s’il se fait par avion.
« Le glyphosate n’est pas de l’eau bénite comme on a voulu nous le faire croire ! », s’exclame Carlos Manessi, agronome et coordinateur pour la province de Santa Fe de la campagne nationale contre les épandages. Il pointe que la commercialisation du Roundup a été autorisée en Argentine sans examen scientifique préalable du gouvernement et « seulement à partir d’un rapport de Monsanto en anglais, jamais traduit ».
Les producteurs locaux de soja sont convaincus que le Roundup est inoffensif. « L’interdire serait comme interdire l’aspirine », lance l’un d’eux. La fièvre de « l’or vert » a gagné la plupart des provinces argentines, dopée par la demande des pays émergents et la flambée des cours mondiaux. L’Argentine est le 3e producteur de soja et le premier exportateur de produits dérivés (huile et farine). Le soja RR occupe plus de la moitié des terres cultivées, soit 17 millions d’hectares.
Terres brûlées
Dans le froid de l’hiver austral, de chaque côté de la route nationale 10 qui relie Santa Fe à Cordoba, autre riche province agricole, s’étendent à perte de vue des terres grisâtres, brûlées par le Roundup avant l’époque des semences. Les vaches, traditionnelles habitantes de la pampa, ont été parquées. La moindre parcelle de terre, jusqu’en bordure de route, est réservée au soja. « Tous ceux qui parlent des dangers du glyphosate sont traités de fous, ils sont accusés de vouloir s’opposer à la prospérité du pays », s’indigne Viviana Peralta. On lui a proposé de l’argent pour déménager. Malgré les menaces, un mouvement de résistance est apparu dans plusieurs provinces.
A Cordoba, l’association des Mères du quartier d’Ituzaingo dénonce plus de 200 cas de cancer pour 5 000 habitants. Dans les rues, des femmes portent un foulard sur la tête, des enfants un masque sur le visage. Traitées de « folles », les Mères ont obtenu en 2009 qu’un juge interdise l’épandage par avion à moins de 1 500 m des habitations. Mais ces interdictions ne sont pas toujours respectées. Et le Roundup peut longtemps rester en suspension dans l’atmosphère et voyager sur plusieurs kilomètres, porté par le vent et l’eau.
Nombre de notables de province et de parlementaires sont eux-mêmes producteurs de soja ou ont investi dans les semenciers. La majorité des ingénieurs agronomes travaillent pour des fabricants de pesticides. En revanche, les médecins ruraux sont de plus en plus nombreux à témoigner du « cauchemar sanitaire » : « Il affecte douze millions de personnes en Argentine », affirme Medardo Avila Vazquez, coordinateur du mouvement des Médecins des peuples victimes de l’épandage.
Dans la province de Chaco, à la frontière avec le Paraguay, dans la localité de La Leonesa, une étude a révélé qu’au cours des dix dernières années, le nombre des cancers a triplé et celui des malformations quadruplé. Une bataille juridique oppose les habitants aux
producteurs de riz, la principale richesse de la région, qui utilisent du glyphosate et pratiquent l’épandage par avion. La population réclame une distance raisonnable entre les habitations, les écoles, les cours d’eau et les rizières. Mais aussi un contrôle officiel de la santé des habitants et de l’environnement.
L’embryologue Andres Carrasco, de l’université de Buenos Aires, a publié, fin 2010, une étude montrant l’effet toxique du glyphosate sur des embryons de batracien. Ce travail lui vaut des haines tenaces. Il a été agressé quand il s’est rendu à La Leonesa, et la conférence qu’il devait donner au Salon du livre a été annulée. « Je n’ai rien découvert de nouveau. J’ai seulement confirmé ce que d’autres scientifiques avaient découvert, explique-t-il. Il existe des preuves scientifiques, et surtout, des centaines de personnes qui sont la preuve vivante de l’urgence sanitaire. »
Le chercheur rappelle qu’en France et aux Etats-Unis, Monsanto a été condamné pour publicité mensongère après avoir présenté son herbicide comme « 100 % biodégradable ». En Argentine, on utilise de plus en plus de Roundup, car les mauvaises herbes développent des résistances. En 1991, le pays consommait un million de litres de glyphosate. Il est passé à 200 millions de litres en 2009.

Risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique

Cap21 a organisé un débat très intéressant avec Corinne Lepage et le Dr Halimi, qui nous ont fait part de leur expérience sur les liens entre pollution atmosphérique et risques pour la santé.

A écouter sans modération ;-)

Pas de produits à base d’édulcorants chez la femme enceinte

Marianne Buhler

Marianne Buhler

Marianne Buhler, vice-présidente de cap21 et membre du Réseau Environnement Santé, a signé la déclaration commune pour la suppression des produits à base d’édulcorants chez la femme enceinte.

Nous, médecins et sages-femmes, avons à ce jour suffisamment d’éléments en terme de bénéfice/risque pour déconseiller aux femmes enceintes de consommer quotidiennement des édulcorants intenses pendant la grossesse.

Le bénéfice d’une consommation d’édulcorants n’est pas démontré, notamment en termes de contrôle du poids, et en l’état de nos connaissances on ne peut que déconseiller d’utiliser des produits dont l’innocuité n’est pas suffisamment établie. En effet la consommation de boissons avec édulcorant peut induire un risque d’accouchement prématuré selon une étude prospective portant sur 59 334 femmes danoises enceintes (1). Le risque d’accouchement prématuré existe pour une consommation quotidienne d’au moins une boisson gazeuse light. Un tel résultat n’est pas observé avec les boissons sucrées.

Cette étude financée par l’Europe est parue en septembre 2010 dans la revue à comité de lecture The American Journal of Clinical Nutrition.
L’agence sanitaire française (ANSES) a réagi le 11 janvier 2011 et a indiqué par un communiqué, le 14 mars 2011, que « les résultats de l’étude montrent une relation dose-effet statistiquement significative entre la consommation de boissons gazeuses édulcorées et la fréquence des accouchements prématurés. Cette relation provient essentiellement des accouchements prématurés provoqués » (2). L’ accouchement prématuré (avant la 37 e semaine d’aménorrhée) est une des complications majeures des grossesses et est la principale cause de morbidité périnatale et de mortalité ; dans l’étude, la prématurité induite l’a donc été pour des raisons médicales, ce qui signait la gravité de la situation. Même si cette étude a, comme toute étude épidémiologique, ses limites, sa portée est importante.

Il est judicieux que l’ANSES soit en train de mettre en place un groupe de travail sur cette thématique, mais les recommandations issues de celui-ci ne seront rendues que dans un an. D’ici là, l’ensemble des médecins et sages-femmes devraient déconseiller aux femmes enceintes de consommer des boissons gazeuses light pendant leur grossesse de façon quotidienne et la prudence devrait s’imposer pour toute prise d’édulcorant pendant cette période. Nous attendons également que les agences française (ANSES) et européenne (EFSA) publient et rendent accessibles les études ayant permis de fixer la dose journalière admissible d’aspartame à 40mg/kg de poids corporel, certaines d’entre elles n’ayant jamais été publiées dans des revues scientifiques.

(1) Halldorsson TI, Strom M, Petersen SB, Olsen SF. Intake of artificially sweetened soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study in 59,334 Danish pregnant women.Am J Clin Nutr. 2010 Sep;92(3):626-33. Epub 2010 Jun 30

(2) ANSES saisine2011-SA-0015, 14 mars 2011

Agnès Boyer, sage-femme, membre du conseil de l’ordre départemental des sages-femmes de l’Hérault

Dr Marianne Buhler, gynécologue, membre du Réseau Environnement Santé, Paris

Valérie Courtin-Laniel, sage-femme, Directrice de l’école de sages-femmes, Nîmes

Dr Laurent Chevallier, nutrition, Responsable de la commission alimentation du Réseau Environnement Santé, Praticien attaché au CHU de Montpellier

Dr Thierry Harvey, Chef de service de la maternité des Diaconesses, Paris XIIe

Pr Pierre Mares, Chef de service de gynécologie obstétrique, CHU de Nîmes

Urgence sur les grands fonds sous marins

 

Les fonds abyssins  encore très peu connus sont de nouvelles zones que l’on pense riches
en  nouvelles ressources génétiques, minérales et énergétiques.

Aux frontières de la connaissance, il y fait toujours nuit et en général très froid. Cependant, il y a de la vie, des milliers
d’espèces vivantes inconnues, des bactéries et … des minerais, et du pétrole.

Considérés par certains comme Le laboratoire qui permettrait de
connaître les premières formes de vie développées sur la Terre, par d’autres comme une nouvelle réserve de matières premières, voire de produits pharmaceutiques,  ces  nouveaux écosystèmes aux frontières de notre humanité sont devenus la convoitise des hommes à la poursuite de
nouveaux enrichissements, mais bien entendu tous animés de bonnes intentions. Le monde de la métallurgie, et celui du pétrole ont jeté leur dévolu sur ce nouvel eldorado  et prévoient de s’y installer.

 

La génération XXème siècle a consommé en 50 ans plus de ressources non renouvelables que toute l’humanité depuis qu’elle existe. Nous
savons que notre sous sol terrien n’a plus que  très peu d’années en réserve pour certaines matières premières.

Nous polluons déjà nos mers et nos océans chaque jour sans interruption. Le pétrole est en train de générer la plus grande catastrophe
marine de tous les temps, mais nous allons poursuivre notre autodestruction.

 

Le XXIème siècle pourrait bien être celui d’un prochain désastre,
le  pillage et la destruction des grands fonds sous marins.

 

Nous ne pouvons  ignorer aujourd’hui l’impact de tels projets ;  nous avons un devoir d’alerte internationale pour que des mesures et des accords internationaux  protègent ces
espèces animales de la convoitise humaine et déclarent ces eaux profondes,  patrimoine commun de l’humanité.

l’eau du robinet nous empoisonne t-elle à petit bouillon ?

17 mai à 20 h 35 sur france 3

http://www.cdurable.info/Du-poison-dans-l-eau-du-robinet-France-3,2528.html

Au delà des pollutions des eaux de drainages des terres agricoles chargées de pesticides, herbicides et engrais en excès, au delà des addictifs fluorés et chlorés, il faut aussi compter avec les
déchets industriles, les résidus médicamenteux qui envahissent les effluents ménagers et hospitaliers, et les résidus de laboratoires d’analyse médicale jetés dans les éviers et vidoirs
malgré la règlementation.

Les professionnels de l’eau ne cessent de proclamer l’inocuité des eaux de consommation distribuées au robinet, certains vont jusqu’à affirmer qu’elles seraient meilleures que les eaux minérales
en bouteille, mais si cela peut-être vrai pour ceux qui bénéficient d’une eau captée en sources et nappes de montagne, ou sur des eaux plateaux non contaminés par les activités humaines, ce n’est
pas vrai pour les eaux captées en rivière, car les systèmes de filtration laissent passer de nombreuses molécules, notamment médicamenteuses. Une eau peut être bactériologiquement bonne mais
chimiquement mauvaise. Et le risque chimique avance masqué; il agit insidieusement un petit peu chaque jour sans que l’on puisse en faire les liens avec les effets sur la santé; c’est bien là
toute la difficulté à le faire émerger et ce qui fait la force de ceux qui le dénient.

La Haute Loire se bat contre une mégadécharge à Brioude

Une courageuse équipe se bat en Auvergne contre un projet privé/privé entre la famille Fournier-Mongieux et la Société Pizzorno qui souhaitent établir une mégadécharge dans le poumon de la
France, en pleine zone verte, et  ceci, dans une grande opacité en ce qui concerne les volumes traités, leur origine régionale et origine qualité des déchets   ( ménagers, à risque
infectieux, industriels, PME, toxiques ???) et l’extansion de la zone.
Vu le volume nécessaire pour atteindre le niveau de rentablité d’un centre d’enfouissement pour ce genre de société, il est évident qu’il ne saurait s’agir de déchets locaux, mais que sont
concernés des déchets  inter départementaux, voire inter régionaux, ce qui implique non seulement une grande pollution de l’environnement local du fait de la décharge même, mais un impact
certain sur un environnement élargi du fait des transports par camion, sans compter la dépense énergétique.
Bénéfice DD = négatif
Les seuls bénéfices seront pour les signataires du contrat, la famille Fournier-Mongieux de St Beauzire et la société Pizzorno.
Ils laisseront les risques et dangers aux populations environnantes ou aux populations placées sur les grands trajets des camions Pizzorno, sans compter de multiples désagréments causés aux
populations en proximité
A l’heure où l’on prône la proximité comme mode de gouvernance, c’est à dire traiter les déchets au plus près possible, et développer un approvisionnement de proximité en produits agricoles,
la mégadécharge de Brioude-St Beauzire  s’inscrit dans une politique à contre courant, d’autant que la perte de terres agricoles est une perte de plus pour le bien vivre local
et en général.
Mais que proposer à des propriétaires terriens pour qui la terre agricole et son exploitation n’a plus d’intérêt ?
C’est peut-être là que la politique régionale peut trouver une raison d’être soutenue par une politique européenne agricole  en recherche de nouveaux repères : Maintenir la vie dans les
campagnes et offrir à des jeunes, la fierté et la conscience de remplir une mission extraordinaire, celle de veiller à nourrir correctement toute une population, leur donner le goût d’une
agriculture respecteuse de l’environnement  et de ceux qui la cultivent, leur donner les moyens d’une vie décente et agréable au coeur de l ‘Auvergne. C’est peut-être là que
la  SAFER , gardienne de l’aménagement et du développement rural, peut trouver aussi sa raison d’être. L’alliance Europe-Région-Safer ne pourrait-elle apporter une solution plus digne
qu’une mégadécharge en pleine zone verte et à proximité immédiate de plusieurs zones Natura 2000 ?

Je suis heureuse de voter en Auvergne pour défendre la plus belle réserve verte de France. Claude Rambaud

http://aseb.blog.free.fr/index.php?post/2010/02/20/Alain-MARLEIX-et-Marie-Agn%C3%A8s-PETIT-disent-NON-%C3%A0-PIZZORNO

Des pesticides dans les raisins

Pesticides : les producteurs de raisins perdent contre le MDRGF

En juin 2009, la Fédération Nationale des producteurs de raisins de table (FNPRDT) décidait d’attaquer le MDRGF en justice
pour « dénigrement » de ses produits. En cause : une enquête publiée par l’association sur la présence de pesticides dans les raisins. La FNPRDT a non seulement été déboutée, mais également
condamnée pour procédure abusive.

 

En savoir plus …

http://www.novethic.fr/novethic/residus-pesticides/mdrgf/mdrgf-pesticides/120644/128116.jsp

Nos commentaires : Il y a plusieurs façons de faire taire les lanceurs d’alerte qu’il s’agisse d’individus ou d’associations. Ils peuvent être comme ce fut le cas de MDRG obligés de se
défendre en justice; ils peuvent être aussi discrédités et calomniés par une sournoise rumeur circulante, voire un rapport d’un quelconque comité ad hoc, crédible par tradition devant l’opinion
publique, laissant à leur victime la solution d’une difficile et couteuse voie judiciaire  pour laver l’injure. 
Il y a la mise au placard des individus ou la privation de moyens pour les chercheurs devenant trop curieux et encombrants.  Il y a aussi l’activation des réseaux pour mettre en
sur-pression les lanceurs d’alerte gênants et les soumettre à de pénibles procédures administratives, certains finissent par craquer et abandonnent le combat de guerre lasse, le contrôle fiscal
étant la plus courante de ces bassesses.
Il y a la menace anonyme , menace physique . Mais le plus efficace pour faire taire un gêneur, un lanceur d’alerte, c’est encore de lui proposer un poste inespéré et bien rémunéré,
là où il ou elle ne pourra plus nuire, et alors, qui peut encore  résister ?

Non à la barbarie sous toute forme, oui au respect du vivant

l’article L214 du code rural : « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce »

http://www.jeneportepasdefourrure.com/

Alerte BPA

http://www.reseau-environnement-sante.fr/

Communiqué de presse (5 février 2010) – BPA : l’AFSSA reconnaît l’existence d’un problème, mais n’en tire pas les conséquences href="http://www.reseau-environnement-sante.fr/ressources/mediatheque/111-communique-de-presse-5-fevrier-2010-bpa-lafssa-reconnait-lexistence-dun-probleme-mais-nen-tire-pas-les-consequences-.pdf?3a1ba009a35708267a74b7dd9da957c5=6664978eca65c918d75a3ebd61a72cd9">
PDF
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En reconnaissant l’existence de signaux d’alerte, l’AFSSA revient clairement sur ce qu’était sa position jusqu’à
maintenant, mais elle n’en tire pas les conséquences qui s’imposent.


Les signaux d’alerte, dont elle fait état, sont multiples, car on dispose aujourd’hui de plusieurs centaines d’études mettant en évidence une grande variété d’impacts. C’est ce que résumait
la déclaration signée par les 38 scientifiques réunis lors de la conférence de Chapel Hill aux Etats Unis en 2007 :
 
« le BPA est suspecté d’être impliqué dans les grands problèmes de santé actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité,
atteinte de la reproduction, problèmes neuro-comportementaux, maladies cardio-vasculaires… »
[1]. 
 

Depuis cette conférence, les données se sont accumulées. 49 études ont été
publiées entre Mai et Décembre 2009 qui confortent, sauf une, ce jugement.
Fait nouveau depuis 2008, les études chez l’homme commencent à être publiées: 
        
chez l’adulte: maladies coronariennes, diabète, troubles de la sexualité, diminution de
l’efficacité de la fécondation in vitro chez les personnes les plus imprégnées en BPA
        
chez l’enfant : troubles du comportement en lien avec l’imprégnation maternelle au BPA (étude
publiée en octobre 2009). Cette étude américaine montre qu’au niveau d’imprégnation où est la population humaine, on retrouve ce qui a été observé dans 30 études chez l’animal (rat, souris,
singe) .
 

Il est donc urgent d’agir et de ne pas attendre, comme le propose l’AFSSA, les
résultats d’études à venir.
Il y a urgence, car le problème principal est la contamination du fœtus par sa mère  et cette contamination est principalement d’origine alimentaire : boîtes de conserve,
canettes de boisson, films alimentaires, récipients, bouteilles d’eau et matériel électroménager en polycarbonate…..
 

Le Réseau Environnement Santé demande à Madame la Ministre de la Santé,
ministre de tutelle de l’AFSSA, de prendre une décision d’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires, seule mesure susceptible d’arrêter la contamination maternelle et par voie de
conséquence celle de la quasi-totalité des foetus.