Archives de la catégorie: Polynésie Française

Campagne océanographique dans les eaux polynésiennes

L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) s’apprête àmener une vaste campagne océanographique dans les eaux de Polynésie française. A bord du navire « L’Alis », des scientifiques étudieront durant trois mois les fonds marins , recherches qui pourraientpermettre de « découvrir de nouvelles espèces et fournir des molécules d’intérêt fondamental ».

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Le CESC se penche sur les embouteillages à Tahiti

Source Tahiti Presse

Suite à une autosaisine, les membres du Conseil économique, social et culturel (CESC) ont examiné et adopté, jeudi, un rapport souhaitant « mettre en lumière les véritables enjeux » des problèmes desencombrements urbains et de leurs conséquences à Tahiti, et proposer des éléments de réponse « pour relever le défi d’une mobilité durable ».

- Lire l’article de www.tahitipresse.pf

- Lire le rapport du CESC

Polynésie : les ombrières, la solution pour la vanille

Je vous fais part d’un article de www.tahitipresse.pf que je trouve très intéressant. Voici un exemple réussi de diversification agricole :

Le président du Pays Oscar Temaru, et son ministre del’Agriculture, Frédéric Riveta, ont visité mardi les exploitations de vanille de l’île de Tahiti. Des exploitations sous des ombrières qui permettent ainsi une meilleure production. La volonté dugouvernement est de permettre à la vanille d’être plus présente sur le marché international, pour pouvoir concurrencer peut-être un jour la vanille Bourbon de Madagascar.

La création de l’établissement de la vanille de Tahiti en 2003 avait pour but principal d’augmenter les surfaces de production et d’atteindre les 45 hectares d’ombrières sur la Polynésie française.Ce procédé est fait de structures métalliques de 1000 à 1500 m² recouvertes d’une toile pour doser l’ensoleillement (50 à 60% d’ombrage) et d’un filet de protection pour éviter l’accès desdifférents parasites, à l’intérieur des ombrières. Actuellement, essentiellement à cause des changements successifs de gouvernements, comme l’a concédé le président, seulement 20 hectaresd’exploitations possèdent des ombrières.

« Pour la période de production de 2006 à 2008, la récolte cumulée de vanille mûre sous ombrière s’élève à près de 31 tonnes pour une valeur de plus de 130 millions de Fcfp », a constaté le ministrede l’Agriculture. Selon les estimations, la production de vanille mûre cumulée sous ombrière devrait atteindre les 295 tonnes en 2012 contre 154 tonnes pour la méthode traditionnelle.

Après s’être restaurés à la mairie de Papara, fief du député-maire Bruno Sandras, le président et le ministre ont également visité une exploitation située à Faa’a. Les propriétaires ont mis aupoint une technique multipliant presque par cinq la production d’un pied de vanille. Ils tiennent bien évidemment à ce que le procédé reste inconnu de tous. « Le défi pour la Polynésie est deproduire beaucoup sur une petite surface », a déclaré Oscar Temaru, se réjouissant de cette nouvelle technique innovante.

Le ministre de l’Agriculture a pu constater les difficultés rencontrées par les exploitants, notamment en période de mariage des fleurs. Prochainement, une méthode simplifiée de séchage devraitêtre instaurée afin de faciliter le travail des agriculteurs. Oscar Temaru a d’ores et déjà fait savoir que comme pour les planteurs d’ananas à Moorea, des terres domaniales supplémentairespourraient être mises à la disposition des agriculteurs intéressés dans le projet de la vanille sous ombrières.

Les Marquises seront-elles la prochaine COM ?

Article publié par TahitiPresse

Les élusMarquisiens veulent un retour aux urnes et un référendum pour un statut de collectivité territoriale

Dans le contexte politique actuel, Benoît Kautai, président du mouvement autonomiste marquisien « Te Henua Enata a Tu », et élu à l’assemblée dans le groupe To tatou Ai’a, rappelle qu’il a été élu,avec Joëlle Frébault, sur cette liste car il prônait l’évolution statutaire des Marquises vers une collectivité territoriale. Et de réclamer « un retour aux urnes car nous ne nous reconnaissons plusen aucune entité politique tant les couleurs se sont mélangées ».

« Te Henua Enata a Tu », mouvement autonomiste marquisien présidé par Benoît Kautai, tient à rappeler, dans un communiqué, ses motivations lors des dernières élections territoriales du 27 janvier2008. « Nous avions évoqué en particulier l’évolution statutaire des Marquises vers une collectivité territoriale, à l’instar de Saint Martin ou Saint Barthélémy. Nous avions recueilli plus de 60%des suffrages exprimés et donc, par conséquent, l’adhésion d’une majorité de la population marquisienne à ce projet de statut de collectivité territoriale », écrit-il.

« Aujourd’hui, lorsque nous voyons les élus des Iles du Vent réclamer dans son ensemble une circonscription unique dans un futur mode de scrutin, nous sommes inquiets, et c’est faire peu cas de lareprésentativité des archipels. C’est de nouveau exercer une centralisation que nous avons toujours combattu au Te Henua Enata a Tu », dénonce Benoît Kautai.

Et de rappeler qu’avec Joëlle Frébault, ils ont été élus sur la liste Te Henua Enata a Tu. « Nous avons apporté à To Tatou Ai’a deux élus supplémentaires, car nous voulions travailler avec lamajorité et changer de mode de gouvernance. Force est de constater que nous avons assisté impuissants aux chantages des uns et des autres. Nous aurions pu en faire autant, nous positionner commecertains en tant que non inscrits, est-ce que nous aurions fait avancer la pirogue ? Nous en doutons, néanmoins nous avons cru en ce changement », regrette l’élu marquisien.

« Nous avons également souhaité au sein de nos communes plus de partenariat, en mettant en place une communauté des communes des Marquises en vue de mutualiser nos moyens financiers et humains. Nousattendons les accords du Pays, de l’Etat ainsi que de toutes les communes des Marquises depuis presque un an. ‘Gémir n’est pas de mise aux Marquises’, mais cette fois-ci, nous refusons d’attendreplus longtemps le bon vouloir des dirigeants quels qu’ils soient », prévient-il.

Et de conclure, pour résumer : « Nous disons non à la circonscription unique. Nous réclamons plus d’autonomie et de décentralisation pour les Archipels. Nous sommes également pour un retour auxurnes, car nous ne nous reconnaissons plus en aucune entité politique tant les couleurs se sont mélangées. Enfin nous demandons un référendum pour un statut de collectivité territoriale ».

Gaston Flosse démissionne de l’UMP

(Tahitipresse) – Dans un courrier daté de mercredi, adressé au président du groupe UMP au Sénat, le sénateur Gaston Flosse (UDSP) annoncequ’il a pris la « décision de ne plus siéger au sein du groupe UMP au Sénat ». Une décision qu’il a également confirmée, le matin, sur les ondes de RFO-radio.

« Les déclarations des représentants de l’UMP après mon élection ont fini de m’écoeurer.J’espérais, sinon quelques mots d’excuse, au moins un silence digne. Je n’ai eu que des insultes délibérées », écrit Gaston Flosse, dans un courrier adressé au président du groupe UMP au Sénat,Henri de Raincourt, dans lequel il indique sa « décision de ne plus siéger au groupe UMP au Sénat ».

« Je démissionne aujourd’hui de l’UMP, mais nous n’avons pas encore décidé du groupe dans lequel nous nous inscrirons. Nous attendons d’arriver à Paris », a précisé également Gaston Flosse, mercredimatin, sur RFO-radio.

Et le sénateur d’ajouter: « Ca fait très mal au coeur, d’autant qu’ils n’arrêtent pas de m’appeler, des amis, des gaullistes, des anciens. Pour eux, il faut faire la part des choses et ne pasconfondre le parti politique-politicien UMP et le groupe UMP au Sénat, ce sont deux choses différentes (…) Ma décision est prise: je démissionne ».

Le site internet du Tahoeraa, le parti de Gaston Flosse, précise: « Toutefois, avant de démissionner, Gaston Flosse a participé aux primaires organisées par l’UMP pour la désignation du candidat au’plateau’ du Sénat. Appartenant toujours officiellement au groupe UMP de la haute assemblée, Gaston Flosse avait donné procuration à Philippe Marini, sénateur de l’Oise ».

Elections à l’assemblée de la Polynésie Française du 27 janvier 2008 : large victoire des autonomistes

Dimanche dernier avaient lieu le premier tour des élections pour le renouvellement de l’Assemblée de la Polynésie Française. Ce scrutin était important car gràce à lui on allait pouvoir aboutir àune stabilité politique pour diriger la Polynésie Française, qui a vécu pas moins de quatre motions de censure en 3 ans.

Déjà, on constate que la participation est importante (71,8%) et surtout dans les archipels autre que les Iles sous le vent (69,7%), qui ont dépassé les 75%. La participation maximale estobtenue aux Marquises (82%), où les enjeux du scrutin étaient exacerbé par la revendication d’autonomie statutaire (Cf article précédent).

La liste To Tatou Ai’A de Gaston Tong Sang -32,7% des suffrages exprimés- et l’Union pour la démocratie (UPLD) d’Oscar Temaru -31,88%- sont arrivés au coude à coude, devant la liste TahoeraaHuiraatira de Gaston Flosse -21,8%- et No Oe E Te Nunaa, de Nicole Bouteau - 5,26% des voix.

Les autres listes n’obtiennent au mieux que 2% des voix et principalement pour des listes spécifiques à chaque Archipel, qui obtiennent de très bons résultats localement :
- Te Henua Enata A Tu : 53,6% des voix aux Marquises
- Te Henua Enana Kotoa : 9,6% des voix aux Marquises
- Te Ao Hou No Oe : 3,3 % des voix  aux Marquises
- Te Niu Hau Manahune : 39,7% des voix aux Tuamotu
- Tapura Amui No Tuhaa Pae : 30,2% des voix dans les Iles Australes
- Te E’A No Te Autaea’Era’A :  7,35% des voix dans les Iles Australes
- A Tia I Nia Tamarii Tuhaa Pae : 5,2% des voix dans les Iles Australes

Ces résultats témoignent du trouble jeté au sein de l’électorat de Flosse par son alliance de gouvernement avec Oscar Temaru, de la fin probable du vote clanique. Gaston Flosse, d’ailleurs, touten se réjouissant de la victoire très large des autonomistes dans leur ensemble, déclare assumer sa part de responsabilité dans l’échec de son parti au premier tour.

Pour le second tour de dimanche 10 février, Gaston Tong Sang semble en bonne position pour obtenir la majorité. Tout du moins probablement la majorité relative car la fusion avec la liste NoOe E Te Nunaa, un moment envisagée, n’aura pas lieu. Nicole Bouteau, qui a préféré ne pas faire alliance pour le second tour ni avec le Tahoeraa ni avec T Tatou Ai’A, laisseentière liberté de vote à ses électeurs, même si de par leur positionnement relativement proche, les voix qui se sont portées sur la liste de Nicole Bouteau devraient aller en grandemajorité vers le candidat du To Tatou Ai’A.

Pour la suite, dans la mesure où Gaston Flosse a promis de ne pas s’allier avec les indépendantistes dans la prochaine assemblée, ni de fire élire un indépendantiste comme président dela Polynésie, on voit mal comment Oscar Temaru pourrait revenir à la tête de la future assemblée.

Cela dit, étant donné qu’aucune majorité absoue ne sortira encore des urnes, et compte-tenu de l’histoire politique de ces dernières années, je pense que la Polynésie ne sera pas à l’abrid’éventuels revirement de position dans les années qui viennent !

Un pas a été fait vers le rattachement direct des Iles Marquises à la Métropole

Lors des élections de dimanche dernier, Benoit Kautai, tête de la liste Te Henua Enata a Tu a obtenu la majorité absolue des voix (53,6% , 2773 voix sur 5173), ce qui lui a permis d’obtenir deuxdes trois sièges réservés aux iles Marquises à l’Assemblée de Polynésie.

Ce résultat témoigne de la volonté des habitants des Marquises de se détacher de l’Archipel Polynésien et d’être rattaché directement à la Métropole, dans un statut spécifique de collectivitéterritoriale. Une démarche en quelque sorte analogue à celle de St Martin & St Barthélemy.

La motivation première de cette attente est le fait que les Iles Marquises ont été oubliées du développement économique de la Polynésie, qui comporte comme autres archipels les Iles Australes,les Tuamotu-Gambier, les Iles du vent et les Iles sous le vent.

Evidément, l’exécutif de l’Assemblée de Polynésie n’est pas favorable à cette évolution qui pourrait annoncer le démantèlement de l’Archipel Polynésien dans son ensemble. Oscar Temaru avaitexprimé son désaccord sur ce sujet, lors de la récente visite de Christian Estrosi aux Marquises, pendant laquelle le rattachement des Marquises à la France avait déjà été évoqué.

Au moins, avec deux représentants à l’Assemblée et une volonté de l’Assemblée de préserver l’unité de l’Archipel, on peut espérer que dans les prochaines années l’Assemblée dePolynésie répondr mieux aux attentes des habitants des Marquises.

Le roi de Wallis, Tomasi Kulimoetoke, est décédé

Source Agence Tahiti Presse

Le roi de Wallis, Tomasi Kulimoetoke, est décédé, dimanche, à l’âge de 88 ans. Il était le roi d’Uvéa (île de Wallis) depuis 1959.

Le Lavelua est mort à son domicile, son état de santé étant particulièrement fragile depuis déjà plusieurs années. A l’annonce du décès du roi, des dizaines de personnes se sont rassemblées autour du palais royal de Mata Utu, en signe de deuil.

Le ministre de l’Outre-mer, Hervé Mariton, a dans un message de condoléances indiqué avoir "appris avec beaucoup de tristesse le décès de Lavelua Tomasi Kulimoetoke, roi d’Uvéa (île Wallis) depuis 1959 et vice-président du conseil territorial des îles Wallis et Futuna depuis 1961".

"Dernier roi de Wallis sous le protectorat, il restera celui qui aura ancré les îles Wallis et Futuna dans la République française en faisant évoluer la collectivité vers le statut de territoire d’outre-mer et en la faisant participer au monde d’aujourd’hui", a souligné le ministre de l’Outre-mer.

Un hommage solennel sera rendu au nom du gouvernement par le préfet, administrateur supérieur îles Wallis et Futuna, mardi 8 mai, au cours des obsèques.

L’opposition entre les partisans du roi et des habitants souhaitant sa destitution avait provoqué des heurts, sur l’île de Wallis, au cours notamment du premier semestre 2005.

Le territoire français de Wallis-et-Futuna compte environ 15 000 habitants. Trois rois sont toujours en place dans ce territoire français d’outre-mer, un à Wallis et deux sur l’île voisine de Futuna.

Tahiti le café politique de soutien à F. Bayrou continue

Article paru dans Tahiti Presse le 11 avril 2007 :

Tahitipresse) – Après le passage, vendredi et samedi derniers, du député UDF Jean-Christophe Lagarde, le comité local de soutien du candidat aux Présidentielles, François Bayrou, organise, jeudi, son troisième café politique.

La rencontre est prévue à partir de 16h, au "Retro", à Papeete.

Elle tournera autour de thèmes que Jean-Christophe Lagarde a développé dernièrement, à savoir la "stricte impartialité de l’Etat", qui sera "ni partisan des ‘bleus’ (UPLD), ni partisan des ‘oranges’ (Tahoeraa)" ou encore la "défense et la promotion" de la culture et des langues polynésiennes.

Autres thèmes possibles pour cette rencontre: "l’aide économique et à l’emploi pour les entreprises locales avec la prise en charge directe par l’Etat des charges sociales sur les deux premiers nouveaux emplois créés" ou encore "l’accroissement de la représentation parlementaire de la Polynésie française à l’Assemblée nationale par la création d’un troisième siège de député", celui-ci pouvant être réservé, par exemple, à un représentant des archipels.
Pour le Parlement européen, François Bayrou propose que "l’un des trois députés européens actuels de la France à Strasbourg soit chargé spécifiquement de représenter et de défendre les intérêts des collectivités françaises dans le Pacifique".

 

Le député Jean-Christophe Lagarde en campagne pour Bayrou à Tahiti

Article paru dans Tahiti Presse, le 7 avril 2007 :

Le député UDF Jean-Christophe Lagarde effectue un séjour de deux jours à Tahiti pour soutenir la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle. Conférence de presse, réunions publiques et rencontres sont au programme de l’élu centriste venu soutenir le comité polynésien de soutien du candidat.

Arrivé vendredi à 4h du matin à l’aéroport de Tahiti Faa’a, Jean-Christophe Lagarde n’a pas chômé. Dès 9h, il a immédiatement débuté son programme de visites et de rencontres avec une conférence de presse. Estimant que ‘la situation est grave", le député a tout de suite voulu faire le parallèle entre les deux situations, la nationale et la locale, dans lesquelles l’on peut remarquer un "affrontement" entre deux blocs qui, pour lui, ne considèrent la Polynésie française que "comme un instrument électoral". Le député souligne qu’aucun des deux candidats de l’UMP ou du PS n’est venu en Polynésie française, un état de fait qu’il trouve pour sa part "choquant". A contrario, indique-t-il, "François Bayrou y est venu deux fois en deux ans".

"Rétablir un état impartial, condition du développement économique"

Jean-Christophe Lagarde est venu tout d’abord exposer quelques points du programme du candidat du "centre", un programme auquel souscrivent Philip Schyle (Fetia Api) et Nicole Bouteau (No Oe e Te Nunaa), présents au côté du député tout au long de son séjour. Il a assuré tout d’abord que François Bayrou élu président de la République "rétablirait en Polynésie française un Etat républicain et démocratique, un Etat impartial, qui puisse garantir des institutions stables et un gouvernement stable". Et le député de pointer du doigt les conditions, selon lui, "non démocratiques" de la mise en place du statut de 2004 et de sa fameuse prime majoritaire. Cette impartialité de l’Etat, aux antipodes d’une relation de "copinage", est pour le député un préalable nécessaire au redémarrage de l’économie polynésienne dont les difficultés sont "amplifiées par les retournements politiques permanents".

Continuité territoriale et décentralisation

Jean-Christophe Lagarde a ensuite évoqué quelques propositions du candidat Bayrou pour la Polynésie française. Concernant l’emploi, il a rappelé qu’ici – comme en métropole – celui-ci favoriserait le développement des petites entreprises en leur permettant, notamment, de créer deux emplois avec des charges limitées à 10 % (cotisations retraite). Le candidat centriste propose aussi de revoir la défiscalisation en permettant à des petits revenus métropolitains de financer des programmes de logements sociaux polynésiens. La continuité territoriale doit également être revue et aménagée aussi en faveur des résidents ultramarins en métropole. "Il faut casser l’idée que la reconnaissance des langues régionales soit une atteinte à l’unité nationale", a défendu Jean-Christophe Lagarde en rappelant que "François Bayrou est Béarnais et parle le béarnais". Ce qui vaut, bien entendu, pour les langues polynésiennes qui devraient être reconnues dans les actes administratifs. Le député a aussi parlé de l’instauration d’une véritable décentralisation des archipels par rapport à Tahiti en "remettant les communes au coeur de l’action publique". "Vingt-cinq ans après la mise en place de la décentralisation en France, les communes de Polynésie française ne sont toujours pas considérées comme majeures", a-t-il souligné.
Il a évoqué également une représentation du Pacifique au Parlement européen et la possibilité d’élire en Polynésie française un troisième député à l’Assemblée nationale à partir d’un nouveau découpage électoral: zone urbaine de Tahiti, zones rurales et archipels.
Jean-Christophe Lagarde a rappelé, enfin, que François Bayrou s’est engagé pour un "développement durable" et que, premier candidat à avoir signé le pacte pour l’écologie, il entendait créer un poste de vice-Premier ministre chargé de l’Ecologie.

Une alternative à "Sarkoglosse et Ségoscar"

Précisant que le candidat Bayrou avait une véritable volonté de "briser le carcan qui paralyse la vie politique", française et polynésienne du fait de la bipolarisation UMP/PS et Tahoeraa/Tavini, M. Lagarde s’est dit inquiet, d’une part du "pacte" établi entre Ségolène Royal et le Tavini (composante indépendantiste majoritaire de l’UPLD) et, d’autre part d’"un nouveau coup de pouce donné à Gaston Flosse, si Nicolas Sarkozy était élu. Une inquiétude partagée par Philip Schyle qui a parlé de "Sarkoglosse et de Ségoscar", pour décrire le "système" en place et renchérir sur l’expression de M. Lagarde parlant d’une "longue laisse" entre Paris et la Polynésie française. Et parlant de la relation du président de la République avec la Polynésie française, Jean-Christophe Lagarde, sans nommer Gaston Flosse, a expliqué que pour le candidat Bayrou, celui-ci "ne doit pas être le frère du premier des Polynésiens, mais l’ami de tous les Polynésiens". Il n’a pas été plus tendre pour l’alliance Royal/Temaru: "Quelle promesse Ségolène Royal a-t-elle faite à Oscar Temaru, leader du parti indépendantiste Tavini? Lors des élections de 2002, celui-ci avait demandé à ses électeurs d’aller à la plage !"
François Bayrou veut "casser le système politique qui verrouille le fonctionnement d’une véritable démocratie", a enfin expliqué M. Lagarde, qui estime que les Français sauront donner une majorité présidentielle aux élections législatives si François Bayrou est élu.