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L’investissement défiscalisé outre-mer dans le collimateur

Cap21 Outre-Mer se félicite de la proposition de la Cour des Comptes proposant de supprimer la loi «Girardin», qui permet de défiscaliser une large partie des investissements réalisés outre-mer, au motif qu’elle est coûteuse et n’a pas atteint ses objectifs.

Cap21 a été l’un des premiers à demander que la Loi Girardin soit fléchée uniquement sur le logement social, ce qu’il est depuis la Loi de Finances 2009, et même sur le logement social à basse consommation énergétique.

Lire l’article du Figaro

Lire la partie du rapport annuel correspondant à l’analyse des effets de la loi Girardin

Un projet de stockage d’énergie solaire testé grandeur nature

Voici une initiative intéressante, qui permettra peut-être de desserrer la contrainte des 30% de puissance pour l’alimentation des réseaux insulaires en énergies renouvelables. A suivre de près pour l’Outre-Mer.

Au cœur du maquis corse, Areva et ses partenaires ont mis en place une plateforme de recherche qui devrait à terme lisser les fluctuations de la production d’énergies renouvelables et contribuer à sécuriser le réseau électrique insulaire.

Lundi 9 janvier 2012, l’Université de Corse, Helion, filiale d’Areva, et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont inauguré sur le site de Vignola, près d’Ajaccio, une plateforme de recherche et développement qui a pour objectif de stocker l’énergie solaire sous forme d’hydrogène. Baptisée Myrte pour Mission hydrogène renouvelable pour l’intégration au réseau électrique, cette plateforme, unique en Europe par sa taille, permettra de développer un système et une stratégie de pilotage visant à améliorer la gestion et la stabilisation du réseau électrique corse. Ce projet doté d’un budget de 21 millions d’euros sur cinq ans a été financé à 50% par l’Etat, le fonds Feder et la Collectivité territoriale de Corse.

Lire l’article d’Actu-environnement

La Polynésie française engloutie par les eaux (mais tout le monde s’en fout)

Les spécialistes du climat se réunissent cette semaine à Tahiti. Ils évoquent une potentielle catastrophe environnementale et humaine en Polynésie française où 118 îles et 270 000 personnes pourraient être touchées par la montée des eaux au cours des prochaines années. Quels sont les risques encourus par cette région ?

La particularité de la Polynésie française, c’est qu’elle est française. Elle n’est pas représentée en tant que telle dans les enceintes internationales alors que certaines iles voisines comme Tuvalu ou les îles Marshall peuvent attirer l’attention du monde entier sur les risques que courent leurs populations.

Lire l’article sur atlantico.fr

Laissons à l’Etat la compétence environnementale

Suite à la proposition de loi du sénateur de Saint-Martin, Louis-Constant Fleming visant à demander pour la Collectivité de Saint-Martin la compétence environnement, Cap21 Outre-Mer a publié une tribune visant à dénoncer en quoi ce serait une erreur.

Article paru dans Le Pélican du 24 novembre

Article paru dans le St Martin Week du 23 novembre

Et voici le texte :

Laissons à l’Etat la compétence environnement
Le sénateur de Saint-Martin, Louis-Constant Fleming, a déposé le 3 novembre dernier une proposition de loi visant notamment à demander la dévolution de la compétence environnement à la collectivité de Saint Martin. J’estime que c’est une erreur.

La motivation avancée pour cette demande est la « logique » qu’il y aurait à avoir cette compétence en même temps que celles qui nous serons dévolues automatiquement après les élections territoriales de mars prochain : urbanisme, construction, habitation, logement et énergie. Selon le sénateur, la protection de l’environnement ne peut être envisagée indépendamment des dispositions qui seront prises dans ces domaines de compétence. C’est une manière de voir les choses…

Il est vrai que les règles en matière d’urbanisme ou d’énergie doivent respecter des règles visant à protéger l’environnement : préservation des espèces protégées et des espaces naturels, réalisation d’enquêtes publiques, règles en matière de bruit, de qualité des eaux, autorisations de défrichement, règlementation en matière d’implantation de sites industriels, etc.…

Mais rien n’empêche la collectivité, même privée de la compétence environnement, d’édicter des règles d’urbanisme qui soient plus protectrices de l’environnement que les lois nationales !

Si le sénateur de Saint Martin souhaite obtenir la compétence environnement, c’est donc bien parce que l’environnement risque de freiner le libre exercice des nouvelles compétences par la collectivité, et on voit poindre un risque de nivellement par le bas du cadre des règles sur lesquelles les élus envisagent d’exercer cette compétence supplémentaire.

Si on desserre la contrainte environnementale, sur quelles règles se fondera-t-on pour éviter le mitage et l’urbanisation à terme de tout le territoire au détriment du cadre de vie de la population toute entière ? pour préserver des espaces dédiés à l’agriculture et à l’élevage ? pour garantir la pérennité des actions menées par la réserve naturelle depuis près de 15 ans ? pour obliger le traitement correct des eaux usées ? pour préserver la qualité des étangs et des eaux de baignade ? pour éviter l’installation anarchique de sites industriels, d’éoliennes ou de fermes solaires ?
La préservation du cadre de vie et de l’environnement est un atout majeur pour Saint-Martin et son économie touristique. Ne réclamons pas une tronçonneuse pour couper la branche sur laquelle nous sommes assis.

Qui nous garantit que les hommes et femmes qui seront élus en mars prochain et ceux qui suivront dans les mandats ultérieurs auront la volonté, les moyens financiers, et la technicité requis et seront mieux à même que les services de l’Etat de garantir la prise en compte des enjeux environnementaux ? Jusqu’à présent, nous ne croulons pas sous les propositions ou les bilans des uns et des autres en matière d’environnement, de développement durable, bien au contraire. Jusqu’ici, les investissements et projets en matière d’énergies renouvelables se sont faits de manière opportuniste, sans réflexion ni concertation avec les conseils de quartiers et le CESCE. Et le fait que le législateur ait prévu que le CESCE soit compétent pour se saisir de questions environnementales, ou bien que le Conseil Exécutif doivent présenter chaque année un document sur le développement durable de Saint-Martin ne sont en aucun cas des garde-fous suffisants, en tout cas beaucoup moins que l’action des services de l’Etat.

Commençons par exercer convenablement les compétences que nous avons déjà (fiscalité, transports, tourisme, voirie,…) ou que nous allons prochainement devoir exercer (urbanisme, énergie, habitat, logement, construction) avant d’en demander plus, au risque de nous discréditer  et de provoquer de véritables catastrophes écologiques ou sanitaires. Nous avons déjà suffisamment de pain sur la planche.

Regardons par curiosité ce qui se passe à Saint-Barthélemy, où la collectivité a la compétence environnement et protection des espaces boisés depuis 2007, ainsi que la compétence urbanisme. Le code de l’environnement national a été abrogé et un code de l’environnement local adopté, qui ressemble fortement au code national, à la grande différence près que les enquêtes publiques y ont été supprimées. La rédaction d’un plan d’aménagement et de développement durable a été conservée, à ma demande, et il devait légalement être terminé pour l’été 2011. Il n’a toujours pas vu le début d’un commencement de réflexion et va bientôt être reporté aux calendes grecques. Enfin, sur le plan de la carte d’urbanisme, si les enjeux environnementaux ont été pris en compte, c’est aussi sous la pression citoyenne et des associations d’environnement locales.

Pour terminer, j’ajouterais que sur un sujet d’une telle importance, et pour lui donner toutes ses chances de succès, le bon sens voudrait que le sénateur défende sa proposition de loi avec le soutien de son Conseil Territorial et du CESCE, et non pas sans les avoir même consultés. En donnant ainsi l’impression d’agir seul, le sénateur rend d’autant plus difficile la défense de sa proposition d’obtenir la compétence environnement, dont je souhaite, pour l’intérêt à long terme de Saint-Martin, qu’elle ne sera pas acceptée par ses pairs de la haute assemblée.

Benoit Chauvin

Cap21 Outre-Mer

2012, l’occasion d’un vrai débat sur l’avenir de Saint-Martin

Voici la tribune de Cap21 Outre-Mer parue dans le journal Le Pélican du 16 novembre 2011.

Lettre ouverte aux candidats aux élections territoriales de 2012 à Saint-Martin

Lettre ouverte aux candidats aux élections territoriales :


2012, l’occasion d’un vrai débat sur l’avenir de Saint-Martin

Conseiller territorial de Saint-Barthélemy, et candidat aux élections législatives de 2007 au nom de Cap21, le parti écologiste présidé par Corinne Lepage, j’avais axé ma campagne sur l’importance de l’environnement pour la Guadeloupe et pour les « îles du Nord ».

La campagne des élections territoriales de mars prochain va bientôt commencer. L’équipe Outre-Mer de Cap21 souhaite y apporter sa contribution en rappelant brièvement les enjeux écologiques qu’elle défend depuis de nombreuses années, et qui mériteraient une place de choix dans les programmes des différents  candidats, si ce n’est une place centrale.

L’amélioration de l’emploi, la relance de l’activité économique, le renforcement des solidarités, le rétablissement des comptes publics sont bien sûr des questions incontournables et urgentes pour Saint-Martin. Mais des actions de fond dans les domaines de l’énergie et des transports, de l’urbanisme ou du patrimoine sont tout aussi importantes pour son avenir.

La question de l’énergie va devenir cruciale. Une hausse sensible du coût du pétrole (et par ricochet de l’électricité) renchérirait le coût de la vie, pénaliserait fortement l’activité touristique -aujourd’hui très dépendante du transport aérien-  et surtout accentuerait les inégalités sociales. Des politiques volontaristes doivent par conséquent être mises en œuvre dès maintenant pour anticiper cette évolution : économiser l’énergie, développer les énergies renouvelables, réduire les besoins en transport et réorienter l’activité touristique vers un tourisme de plus longue durée et à plus forte valeur ajoutée.

La question de l’urbanisation de l’île sera également au cœur des choix politiques des prochaines années. Aujourd’hui, Saint-Martin bénéficie d’espaces naturels bien préservés, d’un patrimoine architectural à fort potentiel, qui sont autant d’atouts pour l’activité touristique et pour la qualité de vie des habitants. Ces atouts doivent être préservés et davantage mis en valeur afin de soutenir l’activité locale.

Les territoriales de 2012 sont l’occasion rêvée de sortir par le haut de la situation actuelle. J’espère que cette période préélectorale permettra d’organiser un débat approfondi  sur l’avenir de Saint-Martin, débat sur lequel pourront s’appuyer les politiques qui seront menées dans les cinq prochaines années.

Benoit Chauvin

Cap21 Outre-Mer
www.cap21outremer.com

Réunion : compte tenu de la gravité de la situation, CAP21 déplore le manque de moyens pour lutter contre l’incendie

Communiqué de presse Cap21 du 30 octobre 2011

Depuis le 11 octobre un incendie ravage les Hauts de l’Ile de La Réunion dans le Parc National. L’incendie a détruit plus de 2700 ha de forêt classée au patrimoine de l’UNESCO : des espèces remarquables ont disparu ! A cette heure l’incendie n’est toujours pas maitrisé malgré les efforts des pompiers, des personnels de l’ONF et des habitants : une exploitation agricole a été détruite par le feu, 43 personnes ont dû être évacuées.

CAP21 déplore le manque de moyens alloués pour lutter contre cet incendie par les services de l’Etat, la désinvolture des ministères concernés face à l’ampleur et à la gravité de la situation et l’absence d’une politique de prévention sérieuse dans une région classée par l’UNESCO.

Face au désarroi, CAP21 apporte son soutien aux habitants de l’Ile, aux pompiers, aux militaires, aux personnels de l’ONF, et à tous ceux qui travaillent dans une situation difficile.

Corinne Lepage candidate à l’élection présidentielle

Corinne Lepage vient d’annoncer au 20h de TF1 qu’elle sera candidate à l’élection présidentielle de 2012.

Se positionnant au-delà du clivage gauche-droite, Corinne Lepage a mis en avant la nécessité d’engager la transition vers une société plus sobre en matière de ressources et d’énergies, la sortie du nucléaire et un changement du fonctionnement des institutions.

Sa candidature est une opportunité pour l’Outre-Mer qui, plus que toute autre région française, sera impacté par la hausse des cours de l’énergie et des matières premières et donc devra plus rapidement assurer la transition écologique, économique et sociale nécessaire.

Cap21 Outre-Mer va mettre à profit les mois qui viennent pour développer et faire connaître davantage le son programme, afin que ces sujets soient réellement pris en considération dans les débats électoraux des prochains mois.

Benoit Chauvin
Cap21 Outre-Mer

Sénatoriales en Outre-Mer : la gauche est la grande gagnante du scrutin

Jusqu’à dimanche dernier, les Outre-Mers étaient représentés au Sénat par 12 sénateurs : 4 UMP, 4 centristes et 4 sénateurs de gauche. Dans la nouvelle assemblée, les sénateurs ultra-marins sont désormais au nombre de 21, dont 12 renouvelés dimanche et deux nouvellement créés : un siège supplémentaire pour la Réunion et un pour la Nouvelle-Calédonie.

Dimanche, tout comme en métropole, les grands électeurs d’Outre-Mer ont majoritairement élu des sénateurs de gauche pour les représenter – 9 sénateurs sur 14 – contribuant ainsi au changement de majorité de la chambre haute.

On obtient ainsi 4 sénateurs PS, 4 apparentés PS, 1 PCR, 5 UMP dont deux attribués à des centristes.

Les nouveaux sénateurs d’Outre-Mer sont donc les suivants :

- Nouvelle-Calédonie : Pierre Frogier (UMP) et Hilarion Vendegou (UMP)

- Réunion : Michel Fontaine (UMP), Jacqueline Fareyrolle (UMP), Gélita Hoarau (PCR) et Michel Vergoz (PS)

- Mayotte : Abdourahamane Soilihi (UMP) et Thani Mohamed Soilihi (divers gauche)

- Saint-Pierre-et-Miquelon : Karine Claireaux (PS)

- Martinique : Maurice Antiste (apparenté PS) et Serge Larcher (apparenté PS)

- Guadeloupe : Jacques Gillot (apparenté PS), Félix Desplan (PS) et Jacques Cornano (divers gauche)

Et ceux qui n’étaient pas renouvelés :

- Saint-Martin : Louis-Constant Fleming (UMP)

- Saint-Barthélemy : Michel Magras (apparenté UMP)

- Guyane : Jean-Etienne Antoinette (apparenté PS) et Georges Patient (apparenté PS)

- Wallis-et-Futuna : Robert Laufoaulu (apparenté UMP)

- Polynésie Française : Richard Tuheiava (apparenté PS) et Gaston Flosse (non inscrit)

Moins de sucre dans les produits laitiers pour lutter contre l’obésité en Outre-Mer

Le 6 octobre, l’Assemblée Nationale examinera la proposition de loi du député Victorin Lurel tendant à prohiber la différence de taux de sucre entre la composition des produits manufacturés et vendus dans les régions d’outre mer et celle des mêmes produits vendus dans l’hexagone.

La finalité est de lutter contre l’épidémie d’obésité qui frappe l’Outre-Mer, et de contraindre les industriels de l’agroalimentaire concernés à tous engager une réduction du taux de sucre en même temps, pour limiter les distorsions de concurrence.

Cette proposition de loi comporte deux articles :

Article 1 : au chapitre II du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique, après l’article L. 3232-4, il est inséré un article L. 3232-5 ainsi rédigé :
« Art. L. 3232-5. – Aucun produit alimentaire de consommation courante destiné à être livré en l’état au consommateur final dans les régions d’outre mer ne peut contenir davantage de sucre que le même produit de même marque vendu en France hexagonale.

Article 2 : un arrêté du ministre chargé de la santé fixe, après avis du haut conseil de la santé publique, la teneur maximale en sucres des boissons non alcooliques et des spécialités laitières distribuées exclusivement dans les régions d’outre-mer.